D’abord : de quoi parle-t-on ? La chocolatine ou pain au chocolat, c’est une viennoiserie composée de pâte levée feuilletée, généralement rectangulaire, et fourrée avec du chocolat. Sans que l’on sache vraiment pourquoi, cette petite douceur de nos boulangeries a créé dans notre pays une véritable scission, une fracture irréparable. D’un côté, une majorité de la population appelle ça « pain au chocolat » de l’autre, un bastion d’irréductibles sudistes l’appelle la « chocolatine« , ainsi que quelques québécois. 2016 devant être une année de paix et de réconciliation après tout ce que nous avons traversé en 2015, j’ai décidé de me lancer dans une croisade qui permettra enfin de faire éclater la vérité sur ce sujet et d’apaiser les coeurs.

Retour donc sur l’épineux problème du pain au chocolat et de la chocolatine, avec 4 questions.

«Tu es Toulousain? Donc tu utilises le mot chocolatine?». Tout immigré sudiste vivant au-delà des frontières de l’Occitanie ou de la Nouvelle-Aquitaine a déjà eu droit à ce type de remarque. Ce n’est pas le seul mot qui rend moqueurs les mangeurs de pains au chocolat vivant dans reste de la France. Mais c’est le plus connu.

Six lycéens montalbanais ont décidé de clore le débat en envoyant une lettre au président de la République, rapporte La Dépêche du Midi. Ils regrettent que le terme «chocolatine» ne se «trouve pas dans tous les dictionnaires». Ils expliquent leur combat: «Nous sommes des sudistes, on en est fier!». Le mot étant utilisé par beaucoup de monde, «il n’y a pas de raison que le reste du pays ne le connaisse pas», racontent-ils, à l’heure du goûter, à un journaliste du quotidien régional. Les lycéens avancent la similarité avec le nom de l’ancêtre de la chocolatine, le fameux «schokoladen croissant» autrichien. Pour appuyer leur demande, ils rappellent aussi que le mot est employé au Québec.