Lors de sa rencontre avec des étudiants, jeudi 21 janvier, le Chef d’État a occulté l’ampleur des problèmes des étudiants face à la crise de la Covid. Certes, il a annoncé des mesures dont un retour en présentiel un jour par semaine, l’accès à deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires et un « chèque psy » pour les étudiants en mal-être, mais le compte n’y est pas.

Avant la crise, on dénombrait déjà 1 étudiant sur 5 en situation de précarité, vivant au-dessous du seuil de pauvreté. Ceux dont les parents ont de modestes moyens pour leur payer leur logement et leurs études étaient jusqu’à présent obligés de faire des petits boulots pour subvenir à leurs besoins. Depuis près d’un an, la plupart de ces emplois, particulièrement dans le tourisme et la restauration, ont disparu, les privant ainsi de toutes ressources financières pour couvrir un an d’études. 75% des étudiants avouent avoir des difficultés financières. La situation est grave ! Les associations telles que le Secours populaire, les Restos du cœur, etc. accueillent de plus en plus de jeunes depuis le début de la pandémie. De plus 25% de nos jeunes se déclarent en situation de dépression pouvant aller jusqu’au suicide pour 1/5 d’entre eux. Notre pays se doit d’agir en faveur de notre jeunesse pour garantir un futur digne.

Si nous voulons vraiment aider la jeunesse, il faut d’abord lui offrir les meilleures conditions pour étudier. Cela passe à minima par des logements décents à faible coût, un accès facilité aux soins et à une restauration équilibrée.

Le Mouvement de la ruralité demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour lutter contre les disparités sociales qui se sont accrues avec cette crise et de remettre en route au plus vite l’accès aux stages d’apprentissages, de validation d’étude et de formation professionnelle en alternance.

Face au mal-être de la jeunesse, LMR plaide pour un retour des étudiants sur leurs campus pour qu’ils soient en lien avec leurs pairs et leurs enseignants. Qu’ils puissent avoir des conditions leur permettant de vivre leur jeunesse, d’être motivés et enjoués, et d’affronter l’avenir de façon positive, c’est une nécessité pour la socialisation, l’acquisition des savoirs, le goût de l’effort et l’égalité des chances pour toutes et tous…