Les résultats 2019 sont une année encore de très bonne facture pour le leader mondial du luxe. Plus de 53 milliards d’euros de vente, une croissance du résultat net de 12%. Bref, encore une année record pour LVMH.

Pour 2020, Bernard Arnault, à la tête du groupe, prévoit encore une conjoncture favorable pour LVMH.
Déjà, avec l’acquisition de la marque de joaillerie Tiffany, qui va doper les ventes de bijoux en Amérique du Nord et va redonner une seconde vie à la marque.
Ensuite, parce que 2020 sera probablement une année économiquement meilleure. C’est ce qu’entre voit Bernard Arnault, à qui l’épidémie de coronavirus ne semble pas faire peur.
« Nous avons l’impression que l’épidémie devrait être sous contrôle d’ici mi-mars. Enfin selon ce que j’ai pu lire ». Le géant du luxe ne communiquera pas beaucoup là-dessus, mais la situation le préoccupe quand même car celui lui a amené à faire un don de deux milliards d’euros à la Croix rouge chinoise, ceci afin d’acheter du matériel médical à Wuhan.

L’Asie représente 30% des ventes du groupe, et le luxe est l’un des premiers secteurs touchés en cas de crise de ce genre. Paralysie de l’économie oblige, si les produits de consommation courante peuvent être achetés en ligne et qu’Amazon pourrait en profiter, les sacs à main et le champagne ne rentrent pas dans les mêmes habitudes.
L’action LVMH montre la fébrilité des investisseurs sur l’année à venir. Alors qu’elle touchait les 440 euros, elle est redescendue autour des 400 euros.

Mais ça, Bernard Arnault ne montrera pas cette fébrilité. En tant que capitaine du navire LVMH, c’est évidemment son rôle premier de rassurer.
Sahara Cohen