En pleines demies-finales de la Ligue des Champions, on a déjà noté plusieurs rassemblements européens, qui n’ont rien eu pour rassurer les autorités.

Les supporters des Nerazzurri, l’Inter de Milan, se sont rassemblés dans les rues de Milan, souvent sans masque ni distance. Eléments de contagion, disent certains experts, surtout quand les cris et les chants viennent se mêler à la foule.

« Au fil des mois qui se sont écoulés depuis le début de la pandémie, il est devenu évident que les circonstances sont le facteur le plus important dans la transmission du coronavirus », disent les experts. Les épidémies les plus importantes se produisent généralement dans les hôpitaux ou les maisons de retraite, parce qu’il y est question de soin. Aussi, les événements qui se déroulent dans des espaces clos et bondés, les activités telles que le chant ou l’activité physique intense sont considérés comme les plus dangereux en termes de contagions. Il s’agit de ce que l’on appelle les « superspreading events », les événements de supercontagiosité, lorsqu’une ou quelques personnes peuvent infecter des dizaines d’autres personnes, en raison de la coïncidence de situation biologique (charge virale élevée) mais surtout logistique : des personnes chantant ou criant à l’intérieur sans masque.

 

En revanche, il est assez rare d’être infecté à l’extérieur : seule une personne sur mille est infectée à l’extérieur, selon une étude irlandaise, qui suit les conclusions d’autres études internationales. Les concerts, les stades, les tournois pourront donc reprendre rapidement. Mais ce sont toutes les petites choses autour : dans les transports publics, pour se déplacer, dans des voitures privées.. auxquelles il va falloir être vigilant.

Nathalie Amiel