« Sauver la montagne du désespoir ». L’expression est forte et signée Henri Giscard d’Estaing, président du Club Med. Le désespoir est là quand la plupart des professionnels des sports d’hiver sont chez eux au chômage partiel, quand ils ont la chance de bénéficier du dispositif. Les petits boulots saisonniers ont, eux, bien souvent même pas été appelés.

 

La période qui s’ouvre est cruciale. Les vacances d’hiver, qui pèsent pour plus du tiers de la saison hivernale, commencent le 6 février. L’exécutif va devoir se positionner rapidement et la conférence de presse du 20 janvier est largement attendue par les professionnels du secteur. En saura-t-on vraiment plus que le 14 janvier ?

« C’est le destin de l’un des rares leaders mondiaux français, et de ses acteurs qui est entre votre mains » continue le PDG du groupe international, qui ne parle pas là de son entreprise. Le Club Med a de quoi se retourner puisqu’il possède des ressorts partout dans le monde, à la mer comme à la montagne, et que beaucoup ont déjà repris cours normal. Non, il s’agit du secteur montagnard français qui, avec les Alpes, avec les Pyrénées aussi, constitue un des plus beaux au monde. Sauver la montagne ou plutôt l’économie de la montagne.

250 stations de ski, plus de 8000 kilomètres de pistes de ski, un enneigement exceptionnel cette année, c’est un atout de l’économie française et les raisons invoquées pour maintenir la fermeture manquent pour l’instant de cohérence.

« Accueillir des clients au début du mois de mars aurait autant de sens que l’ouverture des plages en octobre » déplore-t-il.

Sahara Cohen