On dirait le Sud, mais ce n’est pas vraiment le Sud…

Dans l’esprit de beaucoup, Cannes évoque des images de luxe et de sables, de quelques marches en rouge ou de bleu méditerranéen. Cannes, c’est une de ses villes où les bikinis côtoient les costards-cravates sur la Croisette, car c’est un centre important pour les voyages d’affaires, salons et conventions. Elle tient la deuxième place sur le podium après Paris.

Évidemment, à l’heure de restrictions imposées par le coronavirus, la plupart des conférences et conventions ont été annulées ou se tiennent en ligne.

L’industrie hôtelière cannoise subit aujourd’hui le double coup,  la perte des touristes et des voyageurs d’affaires. Un sentiment de tristesse s’abat sur la ville en même temps qu’un désarroi économique. Les hôtels sont aussi vides que les plages sont désertes. Un taux d’occupation de 15% à peine, pour les quelques hôtels qui ont eu le courage d’ouvrir.

Les quelques clients sont français ou italiens, de même que les acquéreurs d’immobilier. Un pis-aller pour les Cannois qui sont habitués aux fastes des Russes ou des Moyen-Orientaux.

La baisse des voyages d’affaires a coûté à la ville un montant estimé à 500 millions d’euros. Il y a eu la non-tenue du Festival de Cannes, bien sûr, mais aussi l’annulation du festival de voile en septembre, qui, à lui seul, a occasionné une perte de 55 millions d’euros pour la ville. Le confinement qui a cours depuis la fin du mois d’octobre n’arrangera pas les choses.

Sahara Cohen